La Faculté des études internationales et interculturelles souhaite mettre à l'honneur Aziza, alumni de LEA et Master LEEI.
Aziza, peux-tu nous raconter ton parcours d’études supérieures ?
"Depuis toute petite, je suis passionnée par les langues étrangères et c'est donc assez naturellement que je me suis orientée vers la licence LEA anglais - allemand à Cergy. J'ai choisi CY Cergy Paris Université, anciennement l'Université de Cergy Pontoise. Je dis à l'époque parce que ça fait 15 ans ! Il y avait beaucoup de licences LEA en île de France avec anglais, espagnol, mais il y en avait peu qui proposaient l'allemand. J’avais mis un point d'honneur à continuer l'allemand parce que j'avais une réelle appétence pour l'Allemagne. Initialement, je m'orientais vers des études d’enseignement, je voulais devenir professeure d'anglais ou d’allemand, mais j'étais encore un peu jeune, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire.
Mais au fil de la licence, je me suis rendue compte que c'était peut-être un peu trop littéraire pour moi. Et quand j'ai vu qu'il y avait le master à l'époque, ça s'appelait « Langues étrangères et enjeux internationaux », (ndlr : actuellement affaires et commerce international) ça m’a ouvert d'autres perspectives, d'autres matières qui pouvaient être abordées, qui avaient l'air assez riches, assez diversifiées, du coup, ça me tentait bien.
J’ai donc choisi de poursuivre ce master en formation initiale (sans alternance) car cela me permettait de faire un stage à l'étranger, et voulant faire décoller un peu mon allemand, j’ai donc effectué mon stage de fin d'études en Allemagne dans une entreprise spécialisée dans l'équipement industriel ferroviaire. Cette expérience a été extrêmement formatrice et a marqué un véritable tournant pour moi : elle m’a permis de progresser significativement en allemand, mais aussi de gagner en confiance en moi. Étant plutôt réservée de nature, ce stage m’a poussée à aller vers les autres, à m’affirmer et à sortir de ma zone de confort. Cette expérience a confirmé à la fois mon attrait pour l’Allemagne et mon envie de travailler dans des environnements internationaux et multiculturels, dans lesquels je me suis tout de suite sentie très à l’aise.
Quels ont été tes premiers pas dans la vie professionnelle ?
Après le stage de master et ma diplomation, mon conjoint a eu une opportunité d’effectuer un VIE (Volontariat International en Entreprise) à Hong Kong, et je suis partie avec lui. Nous devions n’y rester qu’un an, et nous y sommes restés 2 ans ! Ce fut une expérience incroyable, et très enrichissante ! Là-bas, j'ai trouvé un emploi d'assistante clientèle dans une boîte française, après j'ai aussi fait un peu de pâtisserie en restauration. A mon retour en France en 2014, j'ai commencé à construire un peu mon parcours professionnel : j'ai occupé le poste d’Executive Assistant pendant 2 ans chez HTC, une entreprise de téléphonie mobile et de casques VR, ça m'a vraiment donné une base solide en organisation, et en marketing, parce que j'étais assistante un peu multitâche, un peu touche à tout ! Mon appétence pour le Marketing m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. J'ai donc évolué au sein de HTC en Trade marketing, où j'avais aussi en gestion les plateformes d’e-learning et d’e-commerce.
Par la suite, j'ai de nouveau été Executive Assistant pour un Directeur Général du groupe Vinci, puis j’ai voulu revenir vers la communication et le Marketing, donc je me suis réorientée au sein d'une fondation et maintenant je suis responsable communication chez NucAdvisor, qui est une boîte de conseil en nucléaire et pour sa marque spécialisée MEDraysintell, dédiée à la médecine nucléaire.
Peux-tu nous en dire plus sur ton poste actuel ? Ton quotidien, tes missions ?
Aujourd’hui, je suis Responsable Marketing et Communication chez NucAdvisor / MEDraysintell, où j'occupe un poste assez polyvalent qui combine communication, marketing et relation commerciale. MEDraysintell produit des rapports d'intelligence de marché dans le secteur de la médecine nucléaire. Ce domaine couvre l’étude des molécules et des radioisotopes utilisés pour créer des radiopharmaceutiques, à des fins de diagnostic ou de traitement de maladies, notamment en oncologie. C’est un secteur extrêmement innovant et passionnant, que je ne connaissais pas avant mon arrivée. Les missions de conseils que nous menons sont destinées aux industriels qui veulent entrer dans le secteur de la médecine nucléaire, ou des investisseurs, ou encore des institutions internationales comme la Commission européenne.
C’est un quotidien très riche et très intéressant pour moi, car il y a beaucoup de « persona », de cibles, à qui je dois m’adresser. Donc une partie de mon métier consiste à échanger avec les clients, préparer les offres, etc. Côté communication, je suis en charge de la stratégie LinkedIn pour les deux entités (MEDraysintell et NucAdvisor), la création de contenu visuel et éditoriale, la planification des publications, etc. Je suis également responsable de la gestion du site Internet. J'ai effectué la refonte du site web de MEDraysintell l'année dernière, et j’en assure aujourd’hui le suivi, en mettant à jour le contenu et veiller au bon référencement SEO pour optimiser la visibilité de la marque.
Enfin, l’événementiel occupe une place importante dans mon poste : organisation de séminaires, conférences et participation à des salons professionnels. C’est une dimension que j’apprécie particulièrement.
Qu’est ce qui te plait le plus dans ton métier de Responsable Communication et Marketing ?
Même si ça implique une organisation stricte, c'est un poste où on ne s'ennuie jamais, parce qu’on peut exprimer sa créativité ! Et puis quand on organise des événements, on crée quelque chose de concret et je trouve qu'il y a quelque chose de magique à voir la satisfaction et l’émerveillement des gens lors d’un salon professionnel ou bien d’un team building ! J’apprécie aussi énormément la polyvalence du poste. Une même journée peut commencer par le suivi des indicateurs de performance (KPI) d’une campagne LinkedIn sponsorisée lancée la veille, puis se poursuivre avec l’organisation d’un salon prévu en octobre. C’est vraiment stimulant, parce que ce n’est jamais monotone ni « mono task » ! (rires) J’ai la chance d’avoir toujours travaillé dans des équipe internationale et multiculturelle, ce qui est une richesse humaine et professionnelle que j’apprécie beaucoup.
Est-ce que tes études à CY FE2I t’ont servi pour ta carrière ?
Oui. Le master que j’ai suivi avait une vraie force : sa polyvalence. Il m'a permis de voir différentes matières et de développer une capacité d’adaptation essentielle dans mon métier actuel. Certains cours m’ont particulièrement marquée, notamment les cours de Public Speaking. Les cours étaient concrets et maintenant que je travaille dans la communication, c’était très important pour moi de pouvoir être à l’aise en public. Les cours de négociation en allemand étaient hyper formateurs : ce n’était pas facile avec la barrière de la langue qu’on étudiait, mais d'être en immersion dans un contexte pro, de parler en public, d'être dans la négociation, ça m’a beaucoup aidée pour la suite. Les cours de civilisation américaine et allemande ont été très enrichissants, et m’ont apporté beaucoup de rigueur et de méthodologie.
Aurais-tu un conseil à donner à des étudiants de notre Faculté qui hésitent dans des études d’allemand, ou en lien avec le commerce international ?
Je pense qu’avant tout, c’est important de ne pas trop te mettre la pression. Quand j’avais 20 ans, je ne savais pas ce que je voulais faire, et ce n’est pas grave si toi non plus tu ne le sais pas encore.
J’avais une appétence pour les langues et l’enseignement, mais je n’avais pas d’idée concrète de métier. Justement, ce master m’a permis de découvrir plein de choses différentes, très concrètement. Le marketing, par exemple : ok, c’est bien beau, mais le marketing, c’est quoi en vrai ? La communication, c’est quoi au quotidien ?
Ces études m’ont permis de mettre des mots et des réalités sur des notions qu’on entend beaucoup, mais qu’on ne connaît pas forcément. Et ça aide énormément à se projeter.
Et ce n’est vraiment pas grave si, à la fin de tes études, tu ne sais toujours pas exactement ce que tu veux faire. De toute façon, tu évolueras, ton parcours changera.
Donc si j’ai un conseil à te donner : ose. Lance-toi.
Merci Aziza !